Solaire en entreprise : ombrières, toitures et autoconsommation
La loi impose désormais de solariser de nombreux parkings et bâtiments professionnels. Bien menée, cette obligation devient une source d'électricité moins chère pour votre site.
La loi APER en repères
De l'obligation à l'opportunité
La loi d'accélération de la production d'énergies renouvelables (APER) du 10 mars 2023 impose de couvrir d'ombrières photovoltaïques au moins la moitié des parkings extérieurs de plus de 1 500 m² (photovoltaique.info).
Le solaire en entreprise ne relève pas des primes CEE, mais il se combine avec elles : une même visite de site permet de repérer les travaux d'efficacité finançables et le potentiel solaire de vos toitures et parkings.
- Ombrières : obligation pour de nombreux parkings commerciaux et logistiques
- Toitures : obligation sur les bâtiments non résidentiels neufs ou lourdement rénovés
- Autoconsommation : une électricité produite quand le site consomme

Le point clé : le solaire ne relève pas des primes CEE
Les CEE financent des économies d'énergie, pas la production d'électricité. Le solaire se finance par l'investissement, le leasing ou un tiers investisseur, et se planifie avec les travaux d'efficacité du même site.
Ce que couvre ce dossier
Ombrières de parking
Obligation, calendrier, sanctions et exemptions de la loi APER. Lire le détail.
Toitures solaires
Les bâtiments non résidentiels neufs ou lourdement rénovés doivent intégrer une production d'énergie renouvelable ou une toiture végétalisée.
Autoconsommation
Consommer sur place l'électricité produite pour réduire la facture, avec ou sans stockage.
Trois façons de financer une installation
Investissement direct
Vous financez l'installation, consommez l'électricité et revendez le surplus. Le modèle le plus rentable sur la durée, s'il entre dans votre budget.
Location financière
Un loyer pendant la durée du contrat, sans immobiliser de trésorerie, compensé en partie par l'électricité économisée.
Tiers investisseur
Un opérateur finance, pose et exploite l'installation. Vous louez la surface ou achetez l'électricité produite.
Votre profil de consommation décide du modèle
Un magasin alimentaire ou un entrepôt frigorifique consomme en journée, au moment où les panneaux produisent : l'autoconsommation y est naturellement rentable.
Un site vide le week-end ou l'été aura intérêt à revendre une partie de sa production, ou à confier l'installation à un tiers investisseur.
Les autres travaux à explorer
- Froid commercial : le poste qui consomme quand le soleil produit
- GTB et pilotage : piloter les usages selon la production
- Réglementation : décret tertiaire et audit énergétique
- Prime CEE : financer les travaux d'efficacité du même site
Vos questions sur le solaire en entreprise
Les panneaux solaires sont-ils financés par les primes CEE ?
Non. Les CEE financent des économies d'énergie, pas la production d'électricité. Le solaire se finance par l'investissement direct, le leasing ou un tiers investisseur, et se combine très bien avec des travaux d'efficacité éligibles aux primes CEE.
Mon parking est-il concerné par la loi APER ?
S'il s'agit d'un parking extérieur de plus de 1 500 m², très probablement. Le calcul de la surface, les exemptions et les possibilités de report sont détaillés sur notre page ombrières et loi APER.
Faut-il investir soi-même ?
Pas nécessairement. Un tiers investisseur peut financer, poser et exploiter l'installation, en vous louant le parking ou la toiture ou en vous revendant l'électricité. Le bon modèle dépend de votre consommation et de votre capacité d'investissement.
Ma toiture peut-elle supporter des panneaux ?
C'est la première vérification : une étude de structure confirme la capacité de la charpente et l'état de l'étanchéité. Une rénovation de toiture peut être l'occasion de prévoir le solaire dès le départ.
Votre parking ou votre toiture est-il concerné ?
Nous vérifions vos obligations solaires et les travaux d'efficacité finançables sur le même site.

